François BENOIST (1794-1878) 4
Fermer Né à Nantes, élève de Catel et Louis Adam au Conservatoire de Paris, François Benoist obtient en 1815 le Prix de Rome avec sa cantate Oenone. Il est nommé en 1819 organiste de la Chapelle royale et professeur au Conservatoire de Paris, institution où il demeure jusqu’en 1872. Très apprécié comme professeur, on compte parmi ses élèves Adolphe Adam, Alkan, Alexis Chauvet, César Franck, Dubois et Saint-Saëns… A ce titre, il peut être mis au rang des fondateurs les plus influents de la Grande École d'orgue française du XIXe siècle.
En 1840, il est nommé premier chef de chant à l’opéra de Paris. Il collabore également à la Revue et Gazette musicale de Paris.
Ses compositions pour orgue sont essentiellement constituées de la Bibliothèque de l’organiste, dont la parution en 12 livraisons s’étale de 1840 à 1860.
Pour sévères qu’ils soient souvent, les jugements portés par les artistes du XIXe siècle sur le compositeur méritent quelques commentaires. Ainsi, J.-B. Laurens note-t-il que nombreux sont ceux «qui trouvent cette musique froide» ou ne la considèrent pas comme spécifique à l’orgue, mais il ajoute : «Eh bien! quand toutes ces critiques seraient parfaitement justes, les compositions de cet artiste n’en seraient pas moins dignes d’attention, et des plus honorables pour notre pays où il se publie si peu de musique forte de science.»
Quant à Saint-Saëns, il loue le pédagogue et le musicien au goût fin et au «jugement sûr» dont «chaque parole avait sa portée».
En 1840, il est nommé premier chef de chant à l’opéra de Paris. Il collabore également à la Revue et Gazette musicale de Paris.
Ses compositions pour orgue sont essentiellement constituées de la Bibliothèque de l’organiste, dont la parution en 12 livraisons s’étale de 1840 à 1860.
Pour sévères qu’ils soient souvent, les jugements portés par les artistes du XIXe siècle sur le compositeur méritent quelques commentaires. Ainsi, J.-B. Laurens note-t-il que nombreux sont ceux «qui trouvent cette musique froide» ou ne la considèrent pas comme spécifique à l’orgue, mais il ajoute : «Eh bien! quand toutes ces critiques seraient parfaitement justes, les compositions de cet artiste n’en seraient pas moins dignes d’attention, et des plus honorables pour notre pays où il se publie si peu de musique forte de science.»
Quant à Saint-Saëns, il loue le pédagogue et le musicien au goût fin et au «jugement sûr» dont «chaque parole avait sa portée».
Léon BOËLLMANN (1862-1897) 4
Fermer Né à Ensisheim en Alsace, non loin de Guebwiller et Mulhouse, Léon Boëllmann effectue ses études à l'École Niedermeyer de 1875 à 1881, où il obtient toutes les récompenses. Nommé à sa sortie de l'école organiste du chœur de l'église Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il devient titulaire du grand orgue en 1887.
Décédé prématurément à l'âge de trente-cinq ans, il laisse un catalogue important qui illustre tous les genres musicaux, notamment la musique pour orgue et pour harmonium.
L. Boëllmann est surtout connu pour sa célèbre Suite gothique op. 25 pour Grand orgue et les Heures mystiques op. 29 et 30, ensemble de cent pièces courtes pour orgue ou harmonioum comprenant entrées, offertoires, élévations, communions et sorties.
Décédé prématurément à l'âge de trente-cinq ans, il laisse un catalogue important qui illustre tous les genres musicaux, notamment la musique pour orgue et pour harmonium.
L. Boëllmann est surtout connu pour sa célèbre Suite gothique op. 25 pour Grand orgue et les Heures mystiques op. 29 et 30, ensemble de cent pièces courtes pour orgue ou harmonioum comprenant entrées, offertoires, élévations, communions et sorties.
Alexandre Pierre François BOËLY (1785-1858) 4
Fermer Né à Versailles, pianiste et chambriste renommé, auteur de nombreuses œuvres pour le piano et les cordes, Boëly s'est surtout fait connaître comme organiste, d'abord à Saint-Gervais puis à Saint-Germain l'Auxerrois, paroisse royale du Louvre.
Très abondante (environ 300 pièces), une partie de son œuvre pour orgue est publiée de son vivant, le reste par Richault après sa mort, ensemble auquel il convient d'ajouter les pièces restées manuscrites.
L'œuvre d'orgue de Boëly s'illustre dans plusieurs directions : la tradition du XVIIIe siècle français (Offertoires, Messe de Noël, versets liturgiques), des pages plus «germaniques» (Cantiques de Denizot, chorals, fugues) et les grandes pièces pour orgue ou piano-pédalier, avant la génération de Schumann et Gounod, pièces qui annoncent les pièces sympthoniques de Franck.
Tous les honneurs sont allés à François Benoist, Grand prix de Rome et professeur au Conservatoire, tandis que Boëly devait se contenter de l'hommage des connaisseurs. Toutefois, en 1902, Saint-Saëns écrivit : «Un artiste n'a pas à compter sur l'appui de ses contemporains; il ne peut attirer l'attention que lorsque la question d'actualité n'existe plus. Le temps est venu d'apprécier les œuvres de ce musicien de talent et de grande conscience.»
Très abondante (environ 300 pièces), une partie de son œuvre pour orgue est publiée de son vivant, le reste par Richault après sa mort, ensemble auquel il convient d'ajouter les pièces restées manuscrites.
L'œuvre d'orgue de Boëly s'illustre dans plusieurs directions : la tradition du XVIIIe siècle français (Offertoires, Messe de Noël, versets liturgiques), des pages plus «germaniques» (Cantiques de Denizot, chorals, fugues) et les grandes pièces pour orgue ou piano-pédalier, avant la génération de Schumann et Gounod, pièces qui annoncent les pièces sympthoniques de Franck.
Tous les honneurs sont allés à François Benoist, Grand prix de Rome et professeur au Conservatoire, tandis que Boëly devait se contenter de l'hommage des connaisseurs. Toutefois, en 1902, Saint-Saëns écrivit : «Un artiste n'a pas à compter sur l'appui de ses contemporains; il ne peut attirer l'attention que lorsque la question d'actualité n'existe plus. Le temps est venu d'apprécier les œuvres de ce musicien de talent et de grande conscience.»
Antoine CALVIÈRE (1685-1755) 4
Fermer Élève d’Isoré, organiste titulaire de Saint-Germain des Prés, de Sainte-Marguerite et de la Sainte-Chapelle, Calvière a également occupé des postes à Notre-Dame et à la Chapelle royale.
Admirateur de François Couperin, auteur de motets, de pièces d’orgue et de clavecin, il est reconnu tant pour ses improvisations que pour sa musique écrite, dont il ne reste hélas qu'une courte pièce, recopiée par Fétis pour servir d'illustration à son ouvrage La Science de l'organiste et conservée à la bibliothèque du Conservatoire de Bruxelles.
Admirateur de François Couperin, auteur de motets, de pièces d’orgue et de clavecin, il est reconnu tant pour ses improvisations que pour sa musique écrite, dont il ne reste hélas qu'une courte pièce, recopiée par Fétis pour servir d'illustration à son ouvrage La Science de l'organiste et conservée à la bibliothèque du Conservatoire de Bruxelles.
Alexis CHAUVET (1837-1871) 4
Fermer Né à Marines, dans le Vexin, c’est là que Chauvet commence sa carrière d’organiste sur le petit orgue Abbey installé dans l’église paroissiale. Il entre à l’âge de 13 ans au Conservatoire de Paris dans les classes de François Benoist pour l'orgue et Ambroise Thomas pour la composition.
Il est nommé organiste en 1860 à Saint-Thomas d’Aquin, d’abord comme organiste accompagnateur avant de «monter» au grand orgue en 1861, en 1863 à Saint-Bernard de la Chapelle, en 1866 à Saint-Merri et devient enfin en 1869 le premier titulaire de l’orgue que Cavaillé-Coll vient de terminer à l'église de La Trinité.
Son talent de virtuose se double de dons reconnus pour la pédagogie. Mais cet artiste parmi les plus raffinés de son temps meurt en 1871, laissant une œuvre peu abondante d’une qualité très supérieure à la production habituelle de son époque, et comptant comme un des plus brillants compositeurs de musique d’orgue avant son ami César Franck.
Il est nommé organiste en 1860 à Saint-Thomas d’Aquin, d’abord comme organiste accompagnateur avant de «monter» au grand orgue en 1861, en 1863 à Saint-Bernard de la Chapelle, en 1866 à Saint-Merri et devient enfin en 1869 le premier titulaire de l’orgue que Cavaillé-Coll vient de terminer à l'église de La Trinité.
Son talent de virtuose se double de dons reconnus pour la pédagogie. Mais cet artiste parmi les plus raffinés de son temps meurt en 1871, laissant une œuvre peu abondante d’une qualité très supérieure à la production habituelle de son époque, et comptant comme un des plus brillants compositeurs de musique d’orgue avant son ami César Franck.
Sigismond NEUKOMM (1778-1858) 4
Fermer Compositeur, chef d’orchestre, organiste. Élève de Michel puis de Joseph Haydn à Vienne, Neukomm s’installe à Paris en 1809. Devenu en 1814 le pianiste du prince de Talleyrand, il se rend au congrès de Vienne. En 1816, il part en mission au Brésil; pendant les 5 années qu’il passe à Rio, il s’emploie à y faire connaître la musique de Haydn et Mozart. Rentré à Paris, il entreprend de nombreux voyages et tournées de concerts à travers toute l’Europe.
Dans ses nombreuses compositions d’un style très classique, Neukomm aborde tous les genres, de l’opéra à la musique pour orgue expressif, en passant par la mélodie et le psaume et des arrangements d’œuvres de Haydn…
On trouve d’autres membres de la famille Neukomm en France : son frère Anton, organiste du grand orgue de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen, sa sœur Elisabeth, soprano renommée, puis son neveu Edmond, critique à la Revue et Gazette musicale de Paris, et dépositaire de la bibliothèque de son oncle, dont il fera don à la bibliothèque du Conservatoire en 1899.
Dans ses nombreuses compositions d’un style très classique, Neukomm aborde tous les genres, de l’opéra à la musique pour orgue expressif, en passant par la mélodie et le psaume et des arrangements d’œuvres de Haydn…
On trouve d’autres membres de la famille Neukomm en France : son frère Anton, organiste du grand orgue de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen, sa sœur Elisabeth, soprano renommée, puis son neveu Edmond, critique à la Revue et Gazette musicale de Paris, et dépositaire de la bibliothèque de son oncle, dont il fera don à la bibliothèque du Conservatoire en 1899.
Louis NIEDERMEYER (1802-1861) 4
Fermer D’origine suisse, Niedermeyer commence l’étude de la musique avec son père, puis avec Moscheles (piano) et Förster (composition) à Vienne, Zingarelli à Naples où il rencontre Rossini. En dehors de quatre années passées à Bruxelles, il vit à Paris à partir de 1823.
Il s’essaie à la composition d’opéras qui ne remportent que peu de succès. Il rouvre sous le nom d’École Niedermeyer l’école de musique religieuse fondée en 1818 par Choron, dont le but est l’enseignement, pour les futurs musiciens professionnels des églises, de la musique religieuse sous tous ses aspects : chant grégorien, piano, orgue, accompagnement, écriture, histoire de la musique. Parmi les maîtres les plus prestigieux, on distingue Saint-Saëns, Dietsch, Carlini, Clément Loret. Et parmi les lauréats les plus remarqubles, Eugène Gigout, Albert Périlhou, Gabriel Fauré, André Messager, Gustave Lefèvre, et de nombreux provinciaux.
Pour la plupart des amateurs de musique, le nom de Niedermeyer reste avant tout lié à celui de cette école fondée en 1853, qui s’est appliquée à restaurer un art sacré de qualité sous le patronage des grands maîtres classiques, dont Palestrina et J. S. Bach.
Il s’essaie à la composition d’opéras qui ne remportent que peu de succès. Il rouvre sous le nom d’École Niedermeyer l’école de musique religieuse fondée en 1818 par Choron, dont le but est l’enseignement, pour les futurs musiciens professionnels des églises, de la musique religieuse sous tous ses aspects : chant grégorien, piano, orgue, accompagnement, écriture, histoire de la musique. Parmi les maîtres les plus prestigieux, on distingue Saint-Saëns, Dietsch, Carlini, Clément Loret. Et parmi les lauréats les plus remarqubles, Eugène Gigout, Albert Périlhou, Gabriel Fauré, André Messager, Gustave Lefèvre, et de nombreux provinciaux.
Pour la plupart des amateurs de musique, le nom de Niedermeyer reste avant tout lié à celui de cette école fondée en 1853, qui s’est appliquée à restaurer un art sacré de qualité sous le patronage des grands maîtres classiques, dont Palestrina et J. S. Bach.
René VIERNE (1878-1918) 4
Fermer Né à Lille, René Vierne est le plus jeune frère de l’organiste de Notre-Dame, Louis Vierne. C’est lors de son séjour au petit séminaire de Versailles, où il est entré en 1889, qu’il décide de se consacrer à la musique. Il commence avec son frère, puis avec Alexandre Guilmant au Conservatoire où il obtient son premier prix d’orgue en 1906. Parallèlement, il est nommé en 1897 organiste au couvent des Dominicains, puis à Notre-Dame des Champs où il tient l’orgue de chœur avant de “monter” au grand orgue.
En 1914, il part pour le front où, le 29 mai 1918, il est tué par un éclat d’obus.
Il laisse des œuvres polyphoniques, des pièces pour orgue et harmonium et une Méthode d’harmonium qui préconise la théorie de Nicolas-Jacques Lemmens. «Dans ses savoureuses improvisations, il épanchait une âme de poète demeurée mystique mais sans affectation.» Cette phrase de Louis Vierne résume à elle seule le langage de René, dans lequel on peut retrouver les influences conjuguées de César Franck et de son aîné Louis.
En 1914, il part pour le front où, le 29 mai 1918, il est tué par un éclat d’obus.
Il laisse des œuvres polyphoniques, des pièces pour orgue et harmonium et une Méthode d’harmonium qui préconise la théorie de Nicolas-Jacques Lemmens. «Dans ses savoureuses improvisations, il épanchait une âme de poète demeurée mystique mais sans affectation.» Cette phrase de Louis Vierne résume à elle seule le langage de René, dans lequel on peut retrouver les influences conjuguées de César Franck et de son aîné Louis.
